Historique de ville d’Is
Notre loge Ville d’Is a été créée à Quimper le 21 avril 1985.
La Franc-Maçonnerie a un long passé d’existence à Quimper.
Dans les années 1980 trois obédiences représentent la Franc- Maçonnerie libérale et adogmatique : une Loge du Grand Orient de France, une Loge de la Grande Loge de France et une Loge de la Grande Loge Féminine de France. Deux de ces loges sont réservées aux hommes (GODF ET GLF) et une aux femmes (GLFF).
Or dans le Finistère, nombre de Francs-Maçons pensent que la femme est une moitié de l’Humanité représentant une force pour les hommes qui partagent les mêmes idéaux de progrès social et humain. En travaillant ensemble à leur amélioration, ces Francs-Maçons affirment l’égalité de l’homme et de la femme, s’enrichissant mutuellement pour parvenir à construire une Humanité organisée en sociétés libres et fraternelles sans distinction d’ordre social, ethnique, philosophique ou religieux. Ils trouvent la concrétisation de leur idéal au sein de l’Obédience Mixte créée en 1893 :
LE DROIT HUMAIN
Dans le Finistère ils se regroupent au sein de la Loge « Iroise » à Brest. Les effectifs de cette Loge augmentant notablement il devint possible d’offrir aux Francs-Maçons du sud du département un atelier issu de leurs rangs pour y représenter l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN et s’ouvrir à de nouveaux postulants. Ce sera la Loge « Ville d’Is » ouverte le 21 avril 1985.
C’est quoi une loge ?
Nous sommes des héritiers des bâtisseurs de cathédrales qui se réunissaient à l’atelier pour s’initier au maniement des outils, dresser des plans de construction.
L’atelier, alors protégé des intempéries par de lourdes bâches de toiles grises pris rapidement le nom de loge. La loge devient le local où s’installaient les ouvriers le temps de la construction et surtout le symbole vivant d’une corporation qui pratiquait une étroite fraternité entre les maîtres de l’ouvrage, les compagnons et les apprentis. En loge, ils développaient l’art de travailler ensemble et de transmettre car pour eux toute parole reçue et non transmise est une parole volée !
Lorsque la course à la construction des cathédrales prit fin, les tailleurs de pierres, les maçons, se répartirent à tout horizon. Et c’est ainsi que petit à petit, des hommes de lettres et des nobles prirent la place des maçons opératifs pour fonder des Loges guidées par les mêmes usages dès le 18ème siècle. Au lieu de construire des cathédrales, ils se fixèrent comme but de construire le Temple de l’Humanité avec la même volonté d’élever l’esprit des Hommes et leur apporter la lumière.
Pour nous, la Loge est notre atelier de travail, et c’est pourquoi nous utilisons ces deux noms pour désigner notre lieu et notre groupe de travail. Nos réunions prennent le nom de Tenues.
Pourquoi ce nom ?
Quelle drôle d’idée ont eu les fondateurs pour nommer le nouvel atelier en terre bretonne « ville d’is ».
Certes le récit légendaire reste très prégnant dans l’imaginaire de tous : Ville maudite, submergée par les flots de la faute des Hommes toujours menés par des instincts primitifs.Les Francs-Maçons ne se contentent pas des récits élaborés dans un contexte particulier, « cherches et tu trouveras » invite à rechercher le sens caché des légendes. Tout d’abord l’eau, la mer symbolise la vie dans toutes les mythologies, elle est considérée comme la « Mère Primordiale ».
Les marins – marchands de la baie de Douarnenez vénéraient la déesse ISIS – protectrice de la navigation, intermède féminin positif et bénéfique comme les femmes celtes et non débauchée e mortifère comme dans la légende.
C’est une quête de tolérance, de liberté, de laïcité et d’harmonie dans la mixité qui prévaut au Droit Humain.
Et si Is n’est qu’endormie, c’est qu’elle est porteuse d’espoir, de renaissance à une vie meilleure.
Les maçons du Droit Humain œuvrent dans ce sens au progrès de l’humanité et /ou au grand architecte de l’univers